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Janvier 2024
Une étude WIZO/Bar Ilan montre que les périodes de guerre ont un impact émotionnel et financier sur les victimes de violences domestiques :
le traumatisme personnel, combiné au traumatisme collectif de la guerre, a créé une situation de surcharge et une accumulation de facteurs de stress et de difficultés...

 

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Dans une nouvelle étude initiée par l'Organisation Internationale des Femmes Sionistes (WIZO) en coopération avec le Dr. Anat Ben-Porat de l'Ecole de Travail Social de l'Université Bar-Ilan, 25 femmes ayant quitté une relation abusive ont été étudiées afin d'examiner les effets de la guerre sur la vie des participantes.


Cette étude a été réalisée dans le cadre de la guerre actuelle à Gaza, qui a éclaté en Israël le 7 octobre 2023. Les recherches indiquent qu'en général, en temps de guerre, la violence domestique augmente, en particulier à l'égard des femmes. Les femmes victimes de violence domestique qui se sont séparées de leur conjoint sont particulièrement vulnérables.

En temps de guerre, cette vulnérabilité accrue est due, entre autres, au réveil potentiel de traumatismes passés dans la violence de la guerre, à la perturbation prolongée du système d'éducation des enfants, aux perturbations des transports et à la perte de revenus.

En outre, en tant que mères célibataires, ces femmes doivent être la figure centrale ou unique qui s'occupe des enfants et leur donne un sentiment de sécurité. Leur vulnérabilité peut également être accrue par la réduction substantielle des activités de santé publique, les ressources étant souvent affectées à l'effort de guerre. L'accessibilité des services formels s'en trouve considérablement réduite.


Défis pour les femmes victimes d'abus

La phase de sortie d'une relation abusive est un moment critique et comporte de nombreux défis pour les victimes. Au cours de cette période, elles ont besoin d'un soutien important et de ressources pour faire face à des problèmes tels que l'emploi, la monoparentalité, le bien-être et la gestion des relations avec leur ex-partenaire.

Cette étude qualitative examine les défis spécifiques auxquels sont confrontées les femmes victimes de violence domestique après le massacre du 7 octobre et pendant la guerre à Gaza.

L'étude s'est concentrée sur deux questions :

 

1. Comment ces femmes ont-elles vécu depuis le  déclenchement de  la guerre ?

2. Quels sont leurs besoins depuis lors et comment peut-on les aider ?

Les 25 participantes aux groupes de discussion étaient toutes membres du programme "
Growing Together" de la WIZO, qui soutient les victimes d'abus domestiques. Les réunions de ces groupes de discussion ont eu lieu en novembre 2023, après un mois de guerre.


Les conclusions de l'étude font état d'effets psychologiques, de défis familiaux, de solitude au sein de la communauté et de l'utilisation de mécanismes d'adaptation.

Ces femmes ont été submergées de souvenirs difficiles, de peur, d'accumulation de stress, de régression, de repli sur soi et de réactions physiques dues au stress. Elles ont des difficultés à s'occuper de leurs enfants et de leur ex-partenaire. Elles se sont également tournés vers des méthodes d'adaptation telles que le refoulement et les produits pharmaceutiques.

L'étude a montré que
le traumatisme personnel, ajouté au traumatisme collectif de la guerre, a créé une situation de surcharge et une accumulation de facteurs de stress et de difficultés, ce qui a retardé l'adaptation de ces femmes et de ces familles à une vie libérée de la violence de leur ex-partenaire, tant sur le plan émotionnel que sur le plan financier.

L'étude appelle les communautés locales, les prestataires de services, les décideurs politiques et les dirigeants à renforcer la chaîne de services nécessaires aux survivants de la violence domestique.

Jerusalem Post du 24 janvier 2024 -
Article original : “
War times impact survivors of domestic abuse emotionally and financially - study

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